Fleur de mai 的个人资料Comme Yentl, je veux plu...照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
Comme Yentl, je veux plus...« Un rêve sans étoiles est un rêve oublié » Paul Eluard |
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Merci d'être là avec moi!
Reviens quand tu veux pour lire, voir et entendre.
J'y serai pour toi...
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Une fois de trop, encore... Ma voix s'élève, mon cri retentit,
et dans la noirceur de l'automne,
mon écho résonne en mémoire
de cette femme froidement assassinée.
Une fois de trop
encore
cette damnée sauvagerie me chavire au plus profond de mon âme
et de maux en mots
je refais surface en mémoire d'Elle...
Émergent les flots de barbarie en cascade
horrifiant débordement
démoniaque démesure
insupportable atrocité
une fois de trop
encore...
Sables mouvants
où s'enlise le mal
où sombre le corps
n'est plus que la sordide mort
encore
une fois de trop...
Encore
une fois de trop
dans un souffle
le dernier asphyxié
s'envole cet ange martyrisé
cette femme torturée...
Une fois de trop
encore
en remous de pleurs distillés de rage le vide s'abîme dans l'eau dure de la vie
et s'échoue la détresse
chez ceux qui restent...
Une fois de trop
encore
la d é s o l a t i o n m'envahit
l'amertume et le désespoir m'inondent
de trop de vagues incontrôlables
l'inhumain humain au coeur de la violence...
Une fois de trop
cet océan meurtrier m'effraie
cette mer follement déchaînée me noie
touchée
coulée
encore une fois...
Quelques mots...Voilà...
Que quelques mots pour dire
que je n'ai plus les lettres qu'il faut pour dire ce que mes mots souhaiteraient dire...
Que quelques mots pour dire
que je n'ai plus de plume et que j'ai perdu mon ami Pierrot pour m'en prêter une...
Que quelques mots pour dire
que j'endors mes éclats d'encre, que je me repose et que je repasserai un jour ou l'autre...
Que quelques mots pour vous saluer bien bas et vous dire à tout bientôt...
Voilà...
Que quelques mots pour dire...
À fleur de temps...
Le petit princeUn brin de jasette avec ma sage amie Marie.
Aujourd'hui, dans un souffle, elle m'a parlé des apprentissages du petit prince.
Et la belle Marie m'a raconté un peu de ce que l'on apprivoise...
J'ai eu envie de partager ce moment.
Voilà...
Il était une fois un petit prince...
CHAPITRE XXI
C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta:
- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée:
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
- Ah! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses:
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard:
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Antoine de Saint-Exupéry
... ...
un pas
une trace
de la poussière
monte
retombe
estompe
un pas
une trace
...
Diane
Dernières lettres...À mademoiselle «Poids Plume»
et à tous les autres passionnés
qui y sont montés
avec infini amour au coeur
comme unique raison...
À tous ceux qui sont tombés
et qui se relèveront...
Premier ring...
Blocage
esquive
sortie de l'axe
coup de tête
côté coeur
d é s t a b i l i s a t i o n
d
é
f
a
i
t
e...
À dix
hors de combat
le dernier
. . . . . . . . . .
N'être plus
qu'une consonne
qu'une voyelle
KO
dans le compte
dans le conte du verbe aimer...
Confusion
en dernières lettres oubliées...
Oubliée...
Oublier...
Oublié...
Diane
Nos souffles...Nos souffles noués
s'étranglent
je suffoque
dans cet espace clos
où le désert s'est réfugié...
Diane
La dame bruneUne si belle histoire, si belle belle belle...
Que de la douceur...
La dame brune
Pour une longue dame brune, j'ai inventé
Une chanson au clair de la lune, quelques couplets. Si jamais elle l'entend un jour, elle saura Que c'est une chanson d'amour pour elle et moi. Je suis la longue dame brune que tu attends. Je suis la longue dame brune et je t'entends. Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi. Ta guitare, orgue de fortune, guide mes pas. Pierrot m'avait prêté sa plume ce matin-là. A ma guitare de fortune j'ai pris le la. Je me suis pris pour un poète en écrivant Les mots qui passaient par ma tête comme le vent. Pierrot t'avait prêté sa plume cette nuit-là. A ta guitare de fortune, tu pris le la, Et je t'ai pris pour un poète en écoutant Les mots qui passaient par ta tête comme le vent. J'ai habillé la dame brune dans mes pensées D'un morceau de voile de brume et de rosée. J'ai fait son lit contre ma peau pour qu'elle soit bien, Bien à l'abri et bien au chaud contre mes mains. Habillée d'un voile de brume et de rosée Je suis la longue dame brune de ta pensée. Chante encore au clair de la lune, j'entends ta voix. A travers les monts et les dunes, je viens vers toi. Pour une longue dame brune, j'ai inventé Une chanson au clair de la lune, quelques couplets. Je sais qu'elle l'entendra un jour, qui sait demain, Pour que cette chanson d'amour finisse bien. Bonjour, je suis la dame brune, j'ai tant marché. Bonjour, je suis la dame brune, je t'ai trouvé. Fais-moi place au creux de ton lit, je serai bien, Bien au chaud et bien à l'abri contre tes reins. Paroles: Georges Moustaki. Musique: Barbara, Jean-Louis Aubert
Duo: Georges Moustaki avec Barbara La cueilleuse de souvenances...En réponse à mademoiselle V,
ma petite soeur d'avril qui me demandait ce que j'ai cherché...
Juste là,
je t'offre ce si simple cours de mon eau...
La cueilleuse...
Depuis presque toujours
depuis si longtemps déjà
je suis la cueilleuse...
Je suis la cueilleuse
la cueilleuse de fleurs argentées
les plus fraîches des fleurs
les pieds dans l'eau
peaufinées par le courant
tendrement câlinées par la brise
je suis la cueilleuse
la cueilleuse de pierres caressées
les plus douces des pierres
les ronds dans l'eau
fignolées par la vague
lentement cajolées par le vent
je suis la cueilleuse
la cueilleuse de cailloux affectionnés
les plus tendres des cailloux
les yeux dans l'eau
déridés par le flot
fébrilement embrassés par le zéphyr
je suis la cueilleuse
la cueilleuse de souvenances profondément ancrées
la cueilleuse d'instants infiniment amarrés
la cueilleuse de l'eau sensiblement perlée
je suis la cueilleuse de galets...
Depuis presque toujours
depuis si longtemps déjà
je suis la cueilleuse...
Je suis la cueilleuse de galets du coeur...
Je suis l'enfant cueilleuse de moments précieux...
La Diane cueilleuse
Il est des portes...Il est des portes
pour abriter la pensée...
Il est une clef
pour déverrouiller les lettres...
Il est un passe-partout
pour ouvrir les mots...
Et enfin relâchés
tout sensiblement
les laisser
v
o
y
a
g
e
r de haut en bas
de bas en haut
comme marée...
Une vibrante mer à s'y tanguer...
Un océan profond à s'y plonger...
Fleur d'eau douce
Mot à mot...Et oui
dans ma tête à moi
même sans grands mots
je pèse mes mots
je choisis mes mots
je jongle avec les mots
des mots croisés
s
u
r
t
o
u
t
des mots cachés
et oui
dans mon coeur à moi
je murmure des mots
je vous glisse un mot à l'oreille
le mot qui convient
à demi-mot
à mots couverts
t
o
u
j
o
u
r
s
sans mot dire
et j'ai des mots sur le bout de la langue
et je ne trouve pas mes mots
et les mots me manquent pour dire à quel point...
Chut...
Nous nous sommes donnés le mot...
Motus et bouche cousue...
Mais j'aurais tant voulu avoir le dernier mot
un mot savant
un mot-clé...
Mais sur ces mots
pour ne pas souffler mot
le mot de la fin...
Au clair de la lune
je vous prête ma plume
pour que vous m'écriviez un mot...
Dites,
qu'entendez-vous par ce mot?
Dites,
me prendrez-vous au mot?
Dites,
vous savez que mes mots ne dépassent pas ma pensée?
À Fleur de mot....
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